Le taux d’intérêt à long terme (OAT 10 ans) des marchés financiers, utilisé comme référence pour les crédits immobiliers, s’établit à 4,66 % au 18 juillet 2008, au dessus de son niveau de début d'année (4,45 % au 2 janvier 2008). Il a augmenté d'un demi point depuis le début du deuxième trimestre (4,16 % au 1er avril 2008) en raison d'une hausse des anticipations d'inflation.
Compte tenu du ralentissement de l’économie mondiale, de la politique monétaire des banques centrales et des mauvaises performances des marchés boursiers, le taux à long terme devrait rester proche de 4,60 % pour les prochains mois.
Les taux des prêts immobiliers ont augmenté de 0,20 % au mois de juillet 2008 par rapport au mois précédent. Le taux fixe hors assurance d’un excellent dossier sur 25 ans se situe actuellement à 5 %. La hausse des taux d’intérêt à long terme des marchés financiers se répercute sur les taux des prêts immobiliers qui devraient augmenter de 0,10 % d'ici la fin de l'année. Pour votre achat immobilier, n'oubliez pas que vous allez profiter de la mesure de déduction des intérêts d'emprunt qui représente environ 4 % de la valeur du bien !
L'évolution du taux à long terme des marchés financiers est liée à plusieurs facteurs principaux :
net repli de l'activité industrielle dans la zone euro en mai (- 1,9 %) : la production industrielle a fortement reculé de 1,9 % sur un mois dans la zone euro (contre + 1 % en avril) . Elle enregistre sa plus forte chute mensuelle depuis 16 ans (décembre 1992). Le secteur industriel français enregistre également une dégradation significative de son activité, en baisse de 2,6 % en mai contre une hausse de 1,5 % en avril. L'industrie est pénalisée par la flambée du prix du pétrole et le ralentissement de l'économie mondiale. Les enquêtes conjoncturelles suggèrent une poursuite de la chute de la production industrielle dans les prochains mois. Les analystes s'attendent à un fort ralentissement de la croissance au deuxième trimestre 2008 et estiment la croissance française à 1,7 % pour 2008. Le secteur industriel des autres pays, moteur de la zone euro, est également affecté. La production industrielle a chuté de 2,7 % en Allemagne, de 2,6 % en Espagne et de 1,4 % en Italie. Ces mauvais chiffres confirment que le ralentissement économique s'accentue en Europe. Ce qui devrait décourager une nouvelle hausse des taux d'intérêt de la BCE dans les prochains mois;
forte accélération de l'inflation en juin : dans la zone euro, les prix à la consommation ont significativement augmenté de 4 % en juin, un record depuis mai 92. En France, l'inflation poursuit également sa progression et s'inscrit désormais à son plus haut niveau historique depuis janvier 1991, à 3,6 % en juin après 3,3 % en mai. Pour la première fois depuis mai 1991, l'inflation atteint un pic de 5 % aux Etats-Unis, contre 4,2 % en mai. L'accélération de l'inflation est alimentée par la hausse du prix du pétrole qui a atteint le niveau historique de 146,20 dollars le 14 juillet 2008. Compte tenu de l'évolution du cours du baril de pétrole, l'inflation devrait se maintenir autour de 4 % jusqu'à la fin de l'année 2008. Le 28 avril, la Commission européenne a revu ses prévisions d'inflation en 2008 à la hausse, à 3,2 % (contre 2,6 % auparavent). Le niveau élevé d'inflation a pour conséquence un resserrement de la politique monétaire de la BCE;
la BCE adopte une politique monétaire plus restrictive, augmentant son taux d'intérêt de 0,25 % : conformément aux attentes des marchés financiers, la Banque centrale européenne a décidé, le 3 juillet 2008, de relever son taux d’intérêt de 0,25 % pour le fixer à 4,25 %. Elle entend ainsi stabiliser les anticipations d'inflation en hausse dans la zone euro. Le taux d'intérêt de la BCE était fixé à 4 % depuis juin 2007. Malgré le ralentissement économique mondial lié à la crise des marchés immobilier et financier, la BCE considère que les fondamentaux économiques dans la zone euro restent sains et que la principale menace reste une inflation très élevée. Elle a relevé ses prévisions de l'activité dans la zone euro pour les ramener à 1,8 % en 2008 (contre 1,7 % précédemment). Les prévisions d'inflation ont également été revues à la hausse, passant de 2,9 % (prévisions du mois de mars 2008) à 3,4 % pour 2008 et de 2,1 % à 2,4 % pour 2009 (soit un taux d’inflation dépassant, pendant deux ans, le seuil objectif de 2 % fixé par la Banque Centrale ). Le président de la BCE , est préoccupé par les effets indirects de l’inflation sur les salaires. Il appelle les gouvernements européens à mettre tout en œuvre pour éviter une spirale inflationniste du côté des salaires. De nombreux analystes anticipent désormais une nouvelle hausse du taux d'intérêt (+0,25 %) en 2008. Nous pensons que la BCE pourrait à nouveau augmenter son taux de 0,25 % dès septembre 2008, pour le ramener à 4,50 %;
la Réserve fédérale américaine marque une pause dans le cycle d'assouplissement monétaire, laissant son taux inchangé à 2 % : conformément aux anticipations des marchés financiers, la Fed a décidé d'interrompre sa politique monétaire accomodante entamée depuis septembre 2007. Lors de sa réunion du 26 Juin 2008, elle a maintenu son taux d'intérêt à 2 %. Depuis septembre 2007, la Fed a baissé son taux de 3,25 % pour faire face à la contraction de l'activité aux Etats-Unis. La Fed est désormais plus préoccupée par l'inflation que par l'activité économique. Elle souligne, dans son communiqué du 26 juin, la poursuite de la croissance de l'activité et met met l'accent sur le niveau élevée de certains indicateurs d'anticipations inflationnistes. Il faut rappeler que les prix à la consommation se sont accrus de 5 % en juin contre 4,2 % en mai (au dessus du seuil de 2 % fixé par la Fed). En insistant sur les tensions inflationnistes, la Fed ouvre la porte à une hausse de taux même si les marchés restent incertains sur le moment où elle interviendra.
fort rebond de la consommation des ménages et climat des affaires stable en France : sur un mois, les dépenses des ménages français ont augmenté de 2 % en mai 2008 (contre 0,9 % en avril). La consommation des ménages enregistre son plus fort rebond mensuel depuis janvier 2004. Sur un an, les ménages ont augmenté leurs dépenses de 3,1 % en mai 2008 contre seulement 0,2 % en avril. Mais compte tenu des baisses des dépenses des ménages et de l'éffendrement de leur moral depuis le début de l'année, la consommation ne devrait pas significativement contribuer à la croissance économique.
Après un net repli de 4 points en mai 2008, le climat des affaires est resté stable en juin, à 102 points. Il demeure ainsi à son plus bas niveau depuis décembre 2005. La perspective d'une hausse de taux par la BCE, la demande intérieure et la dégradation de l'activité économique mondiale constituent les principales inquiétudes des chefs d'entreprises.
taux de chômage inchangé dans la zone euro et en baisse en France : il s'est établi à 7,1 % en avril 2008 dans la zone euro, stable par rapport au mois précédent. Au sens du BIT, le chômage continue de baisser en France, à 7,2 % au premier trimestre 2008 contre 7,4 % le trimestre dernier. Il s'inscrit à son plus bas niveau depuis 25 ans. Le nombre de chômeurs est ainsi passé de 2 077 000 à 2 000 000. La baisse du chômage enlève un argument de pression des gourverments sur la BCE pour une baisse de ses taux d'intérêt. Elle constitue un facteur qui milite en faveur d'une hausse des taux;
la confiance des ménages continue de s'éroder en France et aux Etats-Unis : le moral des ménages français poursuit sa chute libre entamée depuis un an (- 13 en juin 2007) . L'indicateur de l'INSEE mesurant la confiance des ménages en France a atteint - 46 points en juin 2008, perdant 4 points par rapport au mois dernier (-41 points en avril 2008). Il s'incrit ainsi à son plus faible niveau jamais enregistré (depuis la mise en place de l'enquête en 1987). Les ménages français sont principalement préoccupés par la baisse de leur pouvoir d'achat liée à l'accélération de l'inflation et dans une moindre mesure par le chômage. La baisse spectaculaire de l'indice de la confiance en France (record historique de - 32 points sur un an) risque de peser lourdement sur la consommation, principal moteur de la croissance en France (60 % du PIB). Pour la première fois depuis 10 ans, la croissance de la consomation en France pourrait s'afficher en dessous de 2 %. L'érosion de la confiance des ménages pourrait ralentir considérablement l'économie dans la zone euro et entraîner une baisse des taux d'intérêt.
Aux Etats-Unis, la confiance des ménages continue également de dégringoler sous l'effet de la mauvaise conjoncture économique. L'indice du conférence board est en baisse pour le sixième mois consécutif (- 36,9 points depuis le début de l'année), s'incrivant à 50,4 points en juin 2008 contre 58,1 points en mai. Il enregistre son plus bas niveau depuis 1992. L'indice du Michigan confirme également la chute du moral des ménages américains. Il s'établit à un niveau historiquement bas (depuis 1980), à 56,7 points en juin 2008 contre 59,8 points en mai. Les ménages américains sont tourmentés par la crise immobilière, l'inflation et l'évolution du chômage. La baisse persistante de la confiance des ménages depuis l'été dernier traduit une détérioration de l'économie américaine et devrait encore plus peser sur l'activité dans les mois à venir;
le ralentissement de l'activité s'accentue dans la zone euro : les principaux indicateurs avancés d'activité montrent un essoufflement de l'économie de la zone. En juin 2008, l'indicateur du climat économique s'incrit à 94,9 contre 97,1 en mai, marquant une nette détérioration de la confiance dans la zone . Pour la première fois depuis environ trois ans, l'indice PMI, indiquant l'évolution de l'activité et celle de la confiance des entreprises dans la zone euro, est passé sous le seuil de 50. Il s'inscrit à 49,1 en juin 2008 contre 50,6 en mai, annonçant ainsi une contraction de l'activité. Les ventes de détail ont diminué de 2,9 % sur un an dans la zone euro en avril et de 0,6 % sur un mois (contre -0,9 % en mars 2008). La croissance européenne est affectée par l'accélération de l'inflation, l'euro fort et la crise financière.
En France, le PMI pour les services s'incrit pour la première fois en cinq ans en dessous de 50, à 49,2 en juin 2008 contre 50,5 en mai. Le moral des industriel français a connu une chute soudaine en mai pour s'établir à son plus bas niveau depuis décembre 2005. En Allemagne, les commandes adressées au secteur manufacturier ont baissé de 1,8 % en avril contre -0,5 % le mois précédent. L'indice du sentiment économique allemand n'a jamais été aussi faible depuis 1991,à -63,9 en juillet 2008 contre -52,4 en juin. Le ralentissement de l'activité se confirme également en Espagne avec un taux de chômage qui a progressé de 15,6 % en avril 2008 (+37 600 chômeurs en avril), une accélération de l'inflation à 5 % et une chute des vente de détail de 5,3 % en juin 2008. Le repli de l'activité dans la zone euro devrait entraîner un statu quo de la politique monétaire de la BCE dans les prochains mois;
resserrement des conditions du crédit en France et dans la zone euro : les difficultés de refinancement auxquelles font face les banques sur les marchés du crédit et monétaires les contraignent à revoir leur politique de distribution du crédit. Pour le deuxième trimestre consécutif, les enquêtes de la Banque de France et de la BCE (publiées le 9 mai 2008) font ressortir un resserrement assez marqué des conditions de crédit aux entreprises, avec pour conséquence une baisse de la demande de nouveaux crédit. Le durcissement des critères d'octroi de crédit aux entreprises combiné à la baisse de la demande des ménage et à l'appréciation de l'euro devrait conduire à un ralentissement de l'activité économique dans la zone euro. La BCE pourrait être amenée à baisser son taux directeur au second semestre 2008;
les performances des marchés boursiers : la bourse de Paris enregistre cette semaine sa plus mauvaise clôture depuis 3 ans (4 010 au 17 juin 2005), à 4061 points au 15 juillet 2008 sous l'effet des inquiétudes liées à l'inflation et à la croissance dans la zone euro. Elle s'affiche en dessous de la barre des 4 300 points, à 4 226 points au 17 juillet 2008. Le CAC 40 se situe toujours en dessous de sa performance de début d’année, en baisse de 24 % (5 550 points au 2 janvier 2008) et a perdu 31 % de sa valeur sur un an (6 099 points au 17 juillet 2007). Sur le long terme, le CAC 40 se situe à un niveau inférieur de 39 % par rapport à son niveau le plus élevé de 6 935 points en septembre 2000. Les marchés boursiers restent extrêmement volatiles. Ceci incite les investisseurs à revenir vers les instruments de taux d’intérêt (obligations) en délaissant les marchés actions. Les taux d’intérêt sont ainsi influencés à la baisse. L’évolution des marchés boursiers constitue un facteur prédominant qui oriente les taux d’intérêt à la baisse;
une conjoncture économique contrastée aux Etats-Unis : avec un niveau de croissance proche de zéro pendant les deux derniers trimestres, les Etats-Unis devraient connaître, à nouveau, une très faible progression de l'activité au deuxième trimestre 2008. Mais comme le suggèrent les données conjoncturelles récentes, le ralentissement économique devrait être moins forte que prévue. Sur un mois, les ventes de détail ont faiblement progressé de 0,1 % en juin 2008 (contre + 1 % en mai 2008). Sur un an, elles ont connu une progession significative de 3,8 % en juin 2008. Hors automobiles, les ventes de détail ont progressé de 10,4 % sur un an (contre 7,9 % en mai).
L'offre se redresse légèrement, avec une production industrielle en hausse de 0,5 % en juin 2008 contre -0,2 % en mai 2008 (-3,1 % sur un an en juin contre - 2,7 % en mai). Il s'agit de la plus forte progression mensuelle depuis juillet 2007. L'activité dans le secteur non manufacturier a chuté en juin 2008, s'inscrivant à 48,2 (contre 51,7 points en mai), en dessous du seuil critique des 50 points. L'indice ISM montre cependant une légère amélioration du climat des affaires dans le secteur manufacturier, avec un indice s'établissant à 50,2 en juin 2008 contre à 49,6 points en mai. L'enquête de la Fed sur les conditions d'octroi du crédit par les banques montre que ces dernières continuaient à durcir l'offre de crédit de façon accentuée. Ce qui est de nature à faire peser sur l'économie des risques baissiers de plus en plus accrus. Après une baisse en mars et avril (respectivement -0,2 % et -1%), les commandes de biens durables sont restées stables en mai 2008. Sur un trimestre, elles ont baissé de 6,6 % en mai contre 4,7 % en avril. Ces chiffres laissent présager une activité économique en repli.
Pour le sixième mois consécutif, l'économie américaine affiche des suppressions d'emplois, signe d'un fort ralentissement économique. Le marché du travail s'est encore fortement dégradé en juin 2008 avec 62 0000 suppressions d'emplois contre 62 000 le mois dernier. Le taux de chômage est resté stable en juin 2008, à 5,5 % (au plus haut depuis 4 ans). L'annonce de statistiques économique légèrement moins graves que prévues et les perspectives d'inflation aux Etats-Unis sont de nature à inciter la Fed à poursuivre une pause dans sa politique monétaire jusqu'en fin d'année 2008;
une évolution de l'activité économique contrastée aux Etats-Unis : les données conjoncturelles récentes montrent un net ralentissement de l'activité aux Etats-Unis. Mais elle devrait moins se dégrader que prévu. Sur un mois, les ventes de détail ont faiblement progressé de 0,1 % en juin 2008 (contre + 1 % en mai 2008). Sur un an, elles ont connu une progession significative de 3,8 % en juin 2008. Hors automobiles, les ventes de détail ont progressé de 10,4 % sur un an (contre 7,8 % en mai).
le marché immobilier américain : il se trouve toujours en difficulté malgré des statistiques meilleures que prévues. Les ventes de logements neufs ont augmenté de 3,3 % en avril après un net repli de 11 % en mars 2008. Sur un an, les cessions de logement neufs ont baissé de 42 % en avril 2008 contre 38,2 % en mars 2008. Elles avaient atteint leur niveau le plus bas depuis 13 ans (février 1995) le mois dernier, à 509 000 unités en rythme annuel. Malgré un léger ralentissement de la chute des vente de logements anciens (- 1 % sur un mois en avril contre 1,8 % en mars), le marché se trouve toujours en crise (-17,5 % sur un an en avril contre -19,1 % en mars et 23,8 % en février). Les ventes de maisons en cours ont chuté de 1,9 % en février 2008 (- 1 % attendu) contre + 0,3 % en janvier. La construction se reste dans la tourmente. Sur un an, les mises en chantier ont régressé de 26,9 % en juin 2008 contre - 32 % en Mai 2008. Elles s'inscrivent à leur plus bas record de décembre 2008. Le nombre de permis de construire a baissé de 23,9 % en juin 2008 contre une baisse de 35,7 % le mois dernier. Les prix de l’immobilier ont globalement baissé d’environ 15 % sur un an en avril 2008. Ils ont chuté de 17,76 % par rapport à leur plus haut point de juillet 2006. Les particuliers utilisent la valeur de leur bien immobilier comme source de financement pour leur consommation, et cette source de financement (à l’exception des lignes de crédit déjà accordées mais non utilisées) va être amenée à baisser. La baisse actuelle des prix de l’immobilier pénalise la consommation (qui représente environ 70 % de l’économie américaine). La valeur de l’immobilier joue également un rôle significatif dans la confiance des ménages américains, qui en sera affectée.La chute des prix va impacter encore plus le moral des ménages ainsi que leur richesse et leur solvabilité. Ils devront alors réduire leur dépenses pénalisant ainsi la consommation et la croissance. La confiance des constructeurs immobilier américain est égalemet très affectée. L'indice de confiance de la NAHB annoncé à 16 points en juillet contre 18 points le mois dernier, indique un recul encore plus marqué de la construction dans le futur. L'indice NAHB s'inscrit à son plus bas historique depuis janvier 1985;
| Nos prévisions de taux d’intérêt pour l’année 2008 |
Nous prévoyons que les taux d’intérêt à long terme devraient terminer l'année à 4,60 % environ. Trois facteurs nous conduisent à ces prévisions :
la pause adoptée par la Fed dans sa politique monétaire après plusieurs baisses des taux d'intérêt. Elle devrait poursuivre son statu quo monétaire d'ici la fin de l'année.
la fermeté de la Banque centrale européenne vis-à-vis de l'inflation dans la zone euro. La BCE devrait à nouveau augmenter son taux d'intérêt de 0,25 % en septembre afin d'éviter que les anticipations sur l'inflation ne s'envolent. La BCE entend tout mettre en oeuvre pour ramener l'inflation à un niveau proche de sa cible (2 %).
les marchés boursiers ne devraient pas connaître de reprise sensible durant 2008 et restent soumis à des risques de volatilité. Les investisseurs continueront donc à privilégier les obligations.
Après la hausse des taux très importante au cours des années 2006 et 2007, leur niveau actuel reste favorable pour tous les emprunteurs qui pourront emprunter à des taux relativement bas.
| Les taux d’intérêt ont évolué de la manière suivante au 18 juin 2008 |
le taux à 3 mois est resté stable sur une semaine, à 4,96 % au 18 juillet 2008. Il se situe à son plus haut point depuis le début de la crise financière (Août 2007);
le taux à 1 an est également stable sur une semaine, à 5,38 % au 18 juillet 2008. Il a atteint 5,44 % au 13 juin 2008, son plus haut niveau depuis le début de la crise financière (Août 2007);
le taux d’intérêt à long terme (OAT 10 ans) s'établit à 4,66 % au 18 juillet 2008 contre 4,64 % au 11 juillet 2008. Il se situait à 4,45 % en début d'année 2008 et était monté jusqu’à 4,86 % au 3 juillet 2007;
On notera que les taux d’intérêt américains confirment leur tendance à la baisse
le taux d’intérêt à 10 ans s’établit à 3,97 % au 16 juillet 2008 contre 3,96 % au 11 juillet 2008 ,
le taux à 30 ans se situe à 4,59 % au 16 juillet 2008 contre 4,52 % au 11 juillet 2008,
On note que les taux d’intérêt à long terme aux Etats-Unis ont connu une baisse spectaculaire depuis quelques mois : en juin 2007, le taux à 10 ans se situait à 5,20 % et le taux à 30 ans se situait à 5,32 %, soit des baisses respectives de 1,23 % et de 0,73 %.
Comme pour les marchés financiers européens, ces baisses des taux à long terme sont liées à des perspectives de croissance économique beaucoup moins fortes, à la crise de liquidité des marchés interbancaires et à la mauvaise performance des marchés boursiers.
| Nos prévisions et conseils utiles : |
Les taux d'intérêt à long terme de la zone euro devraient rester bas jusqu’en fin d’année 2008. Ils pourraient monter progressivement, mais dans de faibles proportions en 2009, en raison de la politique monétaire de la BCE qui vise à combattre l’inflation et de la crise financière qui pousse les investisseurs à privilégier la sécurité des investissements à long terme.
Dans votre décision d’emprunt, trois remarques très importantes doivent être prises en compte :

on devrait continuer d'observer des taux d’intérêt de crédits immobiliers bas jusqu’en fin d’année 2008. Les taux d'intérêt devraient ainsi rester très favorables aux emprunteurs ; si vous choisissez un prêt à taux révisable, il est extrêmement important de prendre un taux capé (limité à la hausse) car la hausse actuelle des taux d'intérêt à court terme se répercutera mécaniquement à l'avenir sur les taux pratiqués. L’importante progression des taux d'intérêt à 1 an depuis le début de l’année 2006 (de 2,75 % à 4,60 %, soit une hausse de + 1,85 %) a déjà conduit à une très forte hausse des taux des prêts à taux révisable ;
 Si vous avez un prêt à taux révisable en cours, dont le taux est supérieur à 5,80 %, vous pouvez envisager de le racheter pour le convertir en taux fixe: il est possible en effet que les taux à court terme restent élevés pendant plus de deux ans et vous pourrez alors profiter de la sécurité d’un prêt à taux fixe pour votre budget.
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