Après avoir beaucoup baissé fin
2008, le taux d'intérêt des marchés financiers (OAT 10 ans), utilisé comme
référence pour les taux fixes des prêts immobiliers, est en légère hausse
depuis le début du mois de mai pour revenir à 3,83% le 22 juin 2009.
Si vous avez un projet immobilier,
les conditions sont actuellement très favorables : les taux d'intérêt des
crédits immobiliers ont baissé de 1 point en 9 mois ! Pour un prêt sur 25 ans, vous pouvez obtenir avec un très bon dossier
un taux fixe de 4,25 % contre 5,25 % en novembre !
Analyse économique
L'inflation en France est au plus
bas depuis 60 ans à -0,3 % en mai sur un an contre + 0,1 % en avril et 3,6 % l'été 2008. Cela
n'était pas arrivé depuis 1957. Le taux d'inflation devrait continuer à être
négatif dans les prochains mois.
En 2008, les prix à la consommation
avaient progressé en moyenne de 2,8 % par rapport à l'année précédente contre
1,5 % en 2007.
Dans la zone euro, l'inflation est au plus bas depuis la création de la
monnaie unique à 0 % sur un an : Sur un mois, les prix à la consommation ont augmenté de
0,1% alors que les économistes les attendaient stables. En avril ils étaient restés
stables en avril à 0,6% contre une hausse de 1,2 % en février et 1,1% en
janvier son plus bas niveau depuis 10 ans. Rappelons qu'en juillet, l'inflation
atteignait 4 %, un record depuis la création de la zone euro en 1999. Sur 2008, l'inflation ressort à
3,3 % mais elle ne devrait pas dépasser 1 % en 2009.
Aux
Etats-Unis, l'inflation est en recul de 1,3 % sur un an. C'est la plus
forte baisse depuis 1950. Sur un mois,
les prix n'ont augmenté que de 0,1 %. Le chiffre officiel de l'inflation pour
2008 ressort à 3,3 % (après 2, 6% en 2007).
La France est dans une phase de récession historique : après un résultat déjà négatif au
dernier trimestre 2008 (-1,5 %), l'évolution du produit intérieur brut en
France est encore en baisse de 1,2% au premier trimestre de 2009 contre - 0,8 %
attendu. Après une baisse 0,6 % au deuxième trimestre et de 0,2% au troisième,
le PIB devrait se stabiliser au dernier trimestre, selon les dernières
prévisions l'Insee qui entrevoit la sortie de la récession à l'automne. Toutefois,
sur l'année le gouvernement prévoit une baisse du PIB de 3 % et une reprise à
0,5 % seulement en 2010.
Sur l'ensemble de l'année 2008, la
croissance française ressort à 0,7 %.
La zone
euro s'enfonce également dans la récession. Cela est confirmé par l'annonce
d'une contraction de 2,5% du PIB de la zone euro au premier trimestre. Cette
baisse est pire que prévu par les économistes. Elle marque le quatrième
trimestre consécutif de repli de l'activité dans la zone euro, après un recul
de 0,2% tant au deuxième qu'au troisième trimestre 2008, puis de 1,6% au
quatrième trimestre. Sur l'ensemble de 2008, la croissance reste malgré tout
positive à 0,7%. Pour 2009, la
Commission européenne table sur une contraction de 4,0% - une
projection proche de celles de l'OCDE (-4,1%) et du FMI (-4,2%). La BCE a quant à elle revu ses
prévisions à la baisse - 4,6 % en 2009.
Après avoir réalisé le grand écart passant de 4,25 à 1%, la BCE a indiqué jeudi 4 juin, le
maintien de son taux directeur à 1%.La Banque
centrale européenne avait abaissé le 7 mai son principal taux de refinancement
de 25 points de base à 1,0%. Jamais ce taux n'était descendu aussi bas. En six
mois il est passé de 4,25 % début octobre 2008 à 1,00 % aujourd'hui ! Dans un
contexte de baisse des tensions inflationnistes, la Banque centrale européenne
a de nouveau les mains libres.
La Banque centrale américaine (Fed) maintient son
taux à presque 0 %. Abaissé quasiment à zéro en décembre, le taux directeur
de la Réserve
fédérale (Fed) ne devrait pas bouger dans les mois à venir. Afin de faire face
à la crise financière et pour tenter de relancer le crédit, la banque centrale
américaine avait décidé le 16 décembre de ramener son taux directeur quasiment
à zéro (entre 0 et 0,25% contre 1 % auparavant). Elle n'avait jamais abaissé
son taux directeur à un tel niveau : celui de 1 %, en vigueur depuis octobre
(et entre juin 2003 et juin 2004) était déjà le plus bas jamais appliqué par la
banque centrale américaine. Depuis le début de l'année, la Fed a fait passer ses taux
d'intérêt de 4,25% à 0,25 % en sept fois. Le 28 janvier, la Fed a annoncé le maintien de
son principal taux directeur dans une fourchette comprise entre zéro et 0,25%.
Le moral des ménages augmente mais reste à un niveau bas en France : L'indicateur résumé de l'opinion
des ménages ressort à - 40 en mai contre - 41 en avril. Il avait atteint -47 en octobre 2008.
Aux États-Unis, en mars le moral
des ménages remonte encore. La confiance des ménages américains s'est légèrement améliorée en mai.
L'indice calculé par l'université du Michigan est remonté à 67,9 points, contre
65,1 le mois précédent. Toutefois, le moral des consommateurs reste très
déprimé aux Etats-Unis, un indice du Michigan inférieur à 80 points étant la
marque d'une récession de l'économie américaine.
Le taux de chômage augmente dans
la zone euro comme aux États-Unis : Le nombre de chômeurs supplémentaires dans la zone euro a
atteint un record au premier trimestre 2009, avec une hausse de 1,22 million de
personnes. Au total, la zone euro affiche 146,2 millions chômeurs 9 % de la
population active.La Commission européenne
prévoit que le taux de chômage atteigne 9,9 % cette année, puis 11,5 % en 2010,
avec 8,5 millions d'emplois qui devraient être détruits dans l'Union européenne.
L'économie française a détruit plus d'emplois salariés au premier
trimestre 2009 que sur toute l'année 2008, avec une perte nette de 138 000 emplois (-0,9 % en
un trimestre, -2 % sur un an), selon le ministère de l'Emploi. Dans ce
contexte, Bruxelles s'attend à une forte augmentation du chômage. Il devrait
passer de 7,8 % en 2008 à 9,8% en 2009, puis culminer à 10,6% en 2010.
Aux
Etats-Unis, le chômage atteint son plus haut niveau depuis plus 25 ans à 8,9 %
en avril. En mars, ce chiffre atteignait 8.5 % et le nombre de nouveaux
chômeurs inscrits en mars avait augmenté de 663 000 personnes après 651 000
emplois perdus en février. Au total, 1 700 000 emplois pourraient être perdus
au total dans les trois premiers mois 2009. En février, ce taux était de 8,1 %.
Désormais, on compte 13,2 millions de chômeurs outre-Atlantique.
La Bourse de Paris stable aux alentours de 3200 points :la Bourse de Paris ouvrait le
22 juin aux alentours de 3 200 points. Le CAC 40, qui avait baissé de 43 % en
2008, accuse déjà une perte de 20 % depuis le début de l'année. Sur le long
terme, le CAC 40 se situe a perdu la moitié de sa valeur depuis son niveau le
plus élevé à 6 935 points en septembre 2000.
Une conjoncture économique morose
aux Etats-Unis : Le PIB a reculé a chuté de 6,1 % en rythme annualisé au
premier trimestre après - 6,3 % au 4e trimestre 2008, soit la pire contraction
sur deux trimestres depuis 60 ans. Au total, la croissance a été ramenée à 1,1
% pour l'ensemble de 2008, après 2,0 % en 2007. Pour ce qui est des prévisions
de croissance, le dernier rapport du Nabe, l'association nationale des
économistes américains, considère que l'économie américaine devrait se
contracter de 1,8 % durant le second trimestre, engendrant une baisse du PIB de
3,7 %, soit la plus importante depuis la récession de 1957-1958. Selon le FMI,
le PIB devrait reculer de 2,5% en 2009 et progresser de 0,75% en 2010
Dans la zone euro, la confiance
économique remonte légèrement. L'indicateur du climat des affaires (BCI ou Business
Climate Indicator) dans la zone euro s'est une nouvelle fois redressé en mai,
passant de -3,26 en avril à -3,17, selon les résultats de l'étude mensuelle de la Commission Européenne.
L'indice BCI qui avait atteint un plus bas historique en mars (- 3,58), se
maintient à un très faible niveau indiquant une baisse de la production
industrielle en avril sur un an, et une tendance toujours défavorable en mai.
Le
marché immobilier américain frémit. Les mises en chantier de logement ont
crû de 17,2%, à un rythme annuel de 532 000 unités, et les permis de construire
ont augmenté de 4 % en mai, à 518 000
unités soit leur plus forte hausse depuis juin 2008, au dessus des attentes qui
étaient de 500.000 unités. En revanche, le prix de vente médian a chuté à 165
400 dollars, en recul de 15,5 % sur un an. Autre bonne nouvelle : le sentiment
des constructeurs immobiliers américains est remonté en avril, à son plus haut
depuis octobre dernier. L'indice NAHB /Wells Fargo ressort à 14 en avril contre
9 en mars et 10 attendu. L'indice revient à deux chiffres pour la première fois
en six mois. Le gain mensuel de l'indice est le plus fort depuis mai 2003.
Les taux d'intérêt ont évolué au 22 juin 2009 :
Les marchés financiers se
caractérisent par une forte baisse des taux à court terme et une baisse plus
modérée des taux à long terme.
Le taux à 3 mois est toujours en forte baisse
à 1,21 %, un plus bas historique, contre 5,40 % mi octobre 2008.
Le taux à 1 an est en également en baisse à 1,59
% contre 5,51 % fin octobre 2008.
Le taux d'intérêt à long terme (OAT 10 ans)
s'établit en hausse à 3.83 % contre 4,86 % au 3 juillet 2008.
Nos prévisions et conseils utiles :
Les taux d'intérêt à long terme de
la zone euro devraient rester bas jusqu'en milieu d'année 2009. Ils pourraient
monter progressivement, mais dans de faibles proportions en 2010.
Dans votre décision d'emprunt, trois remarques
très importantes doivent être prises en compte
On
devrait continuer d'observer des taux d'intérêt de crédits immobiliers
bas jusqu'en fin d'année 2008. Les taux d'intérêt devraient ainsi
rester très favorables aux emprunteurs ;
C'est
le moment de profiter des prêts à taux variables qui redeviennent très
attractifs car de nouveau inférieurs aux taux fixes. Avec un excellent
dossier, un emprunteur peut obtenir 3,15 % à taux variable contre
4,00 % à taux fixe sur 15 ans. Pour un prêt de 150 000 euros sur cette
durée, un crédit à taux variable lui fera économiser plus de 12 000
euros si les taux n'augmentent pas.
Néanmoins,
compte tenu des difficultés rencontrées l'an dernier par certains
emprunteurs, Meilleurtaux recommande aux seuls emprunteurs avertis de
recourir à un prêt à taux variable, tout en restant vigilant sur les
conditions de l'offre de crédit. Surtout, il est indispensable de
choisir un taux capé (+ 1 ou + 2) plutôt qu'une durée capée par
exemple, afin que la hausse éventuelle des mensualités reste
supportable pour le budget de l'emprunteur.