Trouvez le meilleur Crédit immobilier
Document sans titre
Les taux actuels
Baromètre des
      taux interactif
Taux des marchés
      financiers
Nos prévisions
Tout comprendre
Nouvelle des taux
Notre analyse
Taux fixe ou
      révisable
5 conseils utiles
Pour approfondir
10 chiffres clefs
Historique des taux
Graphique des taux
 Taux des prêts immobiliers

Notre analyse  
Au : 23 juillet 2008

« Les taux d'intérêt se situent toujours à un niveau historiquement bas : ils permettent de financer votre projet immobilier dans d'excellentes conditions »
 

 

 

Le taux d'intérêt à long terme des marchés financiers (OTA 10 ans), utilisé comme référence pour les crédits immobiliers, n'a globalement jamais cessé de baisser depuis 1991 (il était à plus de 9 % en 1991). Mais sur 2007, il est reparti à la hausse, passant de 3,96 % au 2 janvier à 4,47 % au 31 décembre (soit une hausse de 0,51 % sur un an). L'OAT 10 ans a atteint 4,74 % au 9 juillet 2007, son plus haut niveau l'année dernière, avant de redescendre progressivement. Au 1er trimestre 2008, le taux à long terme a poursuivi sa tendance à la baisse de fin 2007, en passant de 4,15 % en janvier 2008 à 4,04 % en mars 2008. Mais la remontée des anticipations d'inflation, liée à la flambée du prix du pétrole et des prix des matières premières, a conduit à une hausse du taux à long terme. Il s'établit à 4,79 % au 24 juin 2008, au dessus de son niveau du début d'année (4,45 % au 2 janvier 2008). L’OAT 10 ans s’est appréciée de 0,57 % au 2ème trimestre 2008 (4,17 % au 1er avril 2008). Il a atteint 4,82 % les 13, 10 et 20 juin 2008, son plus haut niveau depuis le début de la crise financière (Août 2007). Les taux des prêts immobiliers qui restent très bas devraient connaître une légère augmentation (+0,10 %) d'ici la fin de l'année compte tenu du niveau élevé de l'inflation (3,70 % dans la zone euro en mai 2008) et des politiques monétaires américaine et européenne.


Les emprunteurs profitent donc encore de conditions favorables pour leur projet :
5 % pour le taux fixe hors assurance sur 25 ans pour un excellent dossier.

Deux facteurs complémentaires méritent d'être soulignés :

l'accélération de l'inflation : la hausse des prix s’est fortement accentuée ces derniers mois. L’inflation a atteint en juin 2008 son plus haut niveau historique depuis mai 1992, à 4 %. L’inflation s’est installée au dessus du seuil de 2 % fixé par la BCE depuis septembre 2007. En France, les prix à la consommation ont augmenté de 3,6 % en juin 2008, un record depuis janvier 1991. Le niveau record de l’inflation a pour conséquence une hausse des taux à long terme des marchés financiers.

le resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), qui a augmenté  son taux d'intérêt de 0,25 % pour le ramener à inchangé à 4,25 %. La BCE, est partagée entre un durcissement de la politique monétaire pour juguler l'inflation et une baisse des taux d’intérêt pour soutenir l'activité économique. Elle a décidé, lors de sa dernière réunion du 3 juillet, de choisir la 1ère option, considérant les risques inflationnistes très élevés par rapport aux fondamentaux économiques qu'elle considère « sains ». Les taux fixes des prêts immobiliers ne devraient donc que légèrement augmenter dans les prochains mois ;

Compte tenu de la politique monétaire extrêmement accommodante adoptée par la FED, de la hausse par la BCE de son taux directeur à 4,25 % et de l'accélération de l'inflation dans la zone euro, nous pensons que les taux d'intérêt des prêts immobiliers pourraient progresser légèrement (environ 0,10 %) au premier semestre 2008

Trois éléments expliquent la situation actuelle des taux d'intérêt et nos prévisions de légère hausse des taux des prêts immobiliers :

l'orientation de la politique de la Banque fédérale américaine (FED) : face à la récession économique qui se profile aux Etats-Unis et à l’accélération de l’inflation (5 % en juin 2008), la Réserve fédérale américaine a décidé de maintenir le statu quo monétaire le 26 juin  2008. Les Etats-Unis traversent une crise des marchés immobiliers et financiers qui a déjà conduit la FED à baissé son taux d'intérêt de 2,25 % depuis le début de l'année (4,25 % au 1er janvier 2008). Les marchés financiers anticipent une pause dans la politique monétaire de la Fed qui pourrait même augmenter son taux face à l’inflation galopante ;

une politique monétaire axée sur la maîtrise de l'inflation dans la zone euro : en augmentant son taux directeur à 4,25 %, la BCE donne la priorité à la maîtrise de l'inflation plutôt que la relance de l'activité économique. L'inflation était relativement stable début 2007, en-dessous du seuil objectif de 2 %. Mais elle a atteint 4 % en juin 2008, suscitant les inquiétudes de la BCE. La très forte hausse du cours de l'euro (+ 7 % depuis le début de l'année) réduit sensiblement le coût des importations et contribue à maîtriser les risques d'inflation ;

des marchés boursiers encore incertains : au 22 juillet 2008, le CAC 40 a perdu 22 % de sa valeur depuis le début de l'année (5 550 points au 2 janvier 2008) et 28 % sur un an (6009 points au 23 juillet 2007).La crise financière de l'été 2007 a fortement ébranlé les places boursières mondiales. Le CAC 40 a terminé l'année 2007 à 5 614 points, alors qu'il l'avait entamée à 5 620 points ! (soit une perte de 0,11 % en 2007). Ce niveau de performance contraste avec les excellentes performances de la Bourse pendant plusieurs années : + 21,20 % en 2006, + 24,40 % en 2005, + 7,30 % en 2004 et + 16 % en 2003.

Les marchés boursiers étant incertains et risqués, les investisseurs se retournent vers les instruments de taux d'intérêt (obligations), ce qui oriente les taux d'intérêt à la baisse.

Conclusion : l'envolée du cours du baril et des prix des matières premières a conduit à une remontée des anticipations d'inflation dans la zone euro. Les taux à long terme ont par conséquent connu une hausse ces derniers mois. Pour éviter un dérapage des anticipations d'inflation, la BCE a monté son taux directeur à 4,25 % et entend rester extrêmement prudente. La Fed qui a déjà fortement baissé son taux d'intérêt depuis le début de l'année (-2,25 %) pourrait engager un processus de resserrement de sa politique monétaire pour contenir l’inflation. Les taux des prêts immobiliers pourraient augmenter de 0,10 % d'ici la fin de l'année.





Spécialisé dans le crédit immobilier, Meilleurtaux.com vous propose un simulateur de crédit immobilier et un système de calcul de crédit immobilier, en concordance avec l'évolution des taux intérêt des crédits immobiliers en France, afin de vous aider dans vos projets.