Le taux d’intérêt à long terme (OAT 10 ans) des marchés financiers, utilisé comme référence pour les taux fixes des prêts immobiliers, continue de baisser. Il est descendu à 4,40 % au 14 août 2008 contre 4,86 % au 3 juillet 2008. La baisse de l'OAT 10 ans depuis quelques semaines constitue une bonne nouvelle pour les emprunteurs.
Compte tenu du ralentissement de l’activité mondiale, de la politique monétaire des banques centrales et des mauvaises performances des marchés boursiers, le taux à long terme devrait rester proche de 4,50 % pour les prochains mois.
Les taux des prêts immobiliers ont augmenté de 0,10 % au mois d'août 2008 par rapport au mois précédent. Le taux fixe hors assurance d’un excellent dossier sur 25 ans se situe actuellement à 5,20 %. La récente hausse des taux d’intérêt à long terme des marchés financiers se répercute encore sur les taux des prêts immobiliers qui devraient augmenter de 0,10 % d'ici la fin de l'année. Pour votre achat immobilier, n'oubliez pas que vous allez profiter de la mesure de déduction des intérêts d'emprunt qui représente environ 4 % de la valeur du bien !
La stabilisation du taux à long terme des marchés financiers, autour de 4,50 %, est liée à plusieurs facteurs principaux :
l'inflation reste stable en France, à 3,6 % : sur un an, l'inflation s'est stabilisée à son plus haut niveau depuis 17 ans en juillet 2008. Elle demeure à un niveau très élevé et continue de pénaliser le pouvoir d'achat des ménages. Les prix à la consommation pourraient commencer à baisser en août sous l'effet du recul du cours du pétrole et des matières première enclenchée en juillet. La progression des prix étant supérieure à celle des salaires, l'inflation continuera de peser sur le pouvoir d'achat des ménages tant qu'elle s'installera au dessus de 2,5 %. Les perspectives de consommation et de croissance pourraient ainsi en pâtir;
nouveau pic d'inflation dans la zone euro (4 %) et aux Etats-Unis (5,6 %) : comme en juin, les prix à la consommation ont significativement augmenté de 4 % dans la zone euro en juillet 2008, un record depuis mai 92. Pour la première fois depuis janvier 1991, l'inflation atteint un sommet de 5,6 % aux Etats-Unis, contre 5 % en juin. L'accélération de l'inflation est alimentée par la hausse du prix du pétrole qui a atteint le niveau historique de 146,20 dollars le 14 juillet 2008. Elle devrait redescendre dans les prochains mois sous l'effet de la baisse du cours du pétrole.
Le 28 avril, la Commission européenne a revu ses prévisions d'inflation en 2008 à la hausse, à 3,2 % (contre 2,6 % auparavent). Compte tenu de l'évolution du cours du baril de pétrole, l'inflation devrait légèrement reculer dans les prochains mois. Le niveau élevé d'inflation a pour conséquence un resserrement de la politique monétaire de la BCE. Mais la dégradation de l'activité dans la zone euro devrait inciter la BCE à maintenir le statu quo monétaire dans les prochains mois;
contraction du PIB en France et dans la zone euro : comme on le craignait, le PIB français a baissé de 0,3 % au deuxième trimestre 2008, une première depuis le quatrième trimestre 2002. L'économie française subit les conséquences du ralentissement économique mondiale, de l'inflation qui pénalise la consommation des ménages et de l'euro fort. Elle est désormais sous la menace d'une récession.
Pour la première fois depuis sa création, la zone euro enregistre une croissance trimestrielle négative. L'économie de la zone a reculé de 0,2 % au deuxième trimestre 2008, pénalisée par l'euro fort, la baisse de la consommation des ménages et un ralentissement de l'investissement. Sur un an, le PIB a enregistré une croissance de 1,5 % au deuxième trimestre 2008 contre 2,2 % au premier trimestre. Les résultats des enquêtes conjoncturelles récentes suggèrent que l'économie de la zone continue de se dégrader et que le risque d'une récession s'accentue. La dégradation de l'économie devrait décourager un nouveau resserrement de la politique monétaire de la BCE malgré une inflation élevée;
la BCE laisse son taux d'intérêt inchangé à 4,25 % : comme attendu par les marchés financiers, la Banque centrale européenne a décidé, le 7 août 2008, de maintenir le statu quo monétaire. Malgré une nette dégradation des conditions économiques dans la zone euro, la BCE considère que les fondamentaux économiques restent solides. Elle est principalement préoccupée par l'évolution de l'inflation. Elle a relevé ses prévisions de l'activité dans la zone euro pour les ramener à 1,8 % en 2008 (contre 1,7 % précédemment). Les prévisions d'inflation ont également été revues à la hausse, passant de 2,9 % (prévisions du mois de mars 2008) à 3,4 % pour 2008 et de 2,1 % à 2,4 % pour 2009 (soit un taux d’inflation dépassant, pendant deux ans, le seuil objectif de 2 % fixé par la Banque Centrale ). Le président de la BCE, s'inquiète des effets indirects de l’inflation sur les salaires. De nombreux analystes anticipent désormais une longue période de satut quo de la politique monétaire de la BCE. Nous pensons que la BCE ne devrait pas céder aux pressions pour une baisse des taux tant que les tensions inflationnistes resteront vives. Avec la baisse anticipée de l'inflation dans les prochains mois et la dégradation de l'environnement économique de la zone euro, la BCE dispose de plus de marge de manoeuvre pour une baisse des taux en 2009;
la Réserve fédérale américaine poursuit sa politique de statu quo monétaire, maintenant son taux d'intérêt à 2 % : pour le deuxième mois consécutif, la Fed adopter une position monétaire neutre lors de sa réunion du 5 août 2008. La Fed est désormais plus préoccupée par l'inflation que par l'activité économique. Elle souligne, dans son communiqué du 5 août 2008, la poursuite de la croissance de l'activité et met l'accent sur le niveau élevée de certains indicateurs d'anticipations inflationnistes. Il faut rappeler que les prix à la consommation se sont accrus de 5 % en juin contre 4,2 % en mai (au dessus du seuil de 2 % fixé par la Fed). En insistant sur les tensions inflationnistes, la Fed ouvre la porte à une hausse de taux même si les marchés restent incertains sur le moment où elle interviendra.
la confiance des ménages au plus bas en France mais en léger progrès aux Etats-Unis : le moral des ménages français poursuit sa chute libre entamée depuis plus d'un an (- 13 en juin 2007). L'indicateur de l'INSEE mesurant la confiance des ménages en France a atteint - 48 points en juillet 2008, perdant 2 points par rapport au mois dernier (-46 points en juin 2008). Il s'incrit ainsi à son plus faible niveau jamais enregistré (depuis la mise en place de l'enquête en 1987). Les ménages français sont principalement préoccupés par la baisse de leur pouvoir d'achat liée à l'accélération de l'inflation, le ralentissement de l'économie mondiale et les perspectives de chômage. La chute spectaculaire de l'indice de confiance en France (record historique de - 33 points sur un an) risque de peser lourdement sur la consommation, principal moteur de la croissance en France (60 % du PIB). Pour la première fois depuis 10 ans, la croissance de la consomation en France pourrait s'afficher en dessous de 2 %.
Dans la zone euro, la confiance économique se situe également au plus bas depuis 5 ans. L'indice du sentiment économique s'établit à 89,5 points en juillet après 94,8 points en juin, soit le plus net recul mensuel depuis octobre 2001. L'érosion de la confiance des ménages et des entrepreneurs pourrait ralentir considérablement l'économie dans la zone euro et entraîner une baisse des taux d'intérêt.
Aux Etats-Unis, la confiance des ménages s'est légèrement redressée après plusieurs mois de chute. En baisse depuis le début de l'année, l'indice du conférence board a légèrement progressé en juillet, passant de 51 en juin à 51,9. Pour la première fois depuis le début de l'année, l'indice du Michigan a nettement rebondi, se situant à 61,2 en juillet contre 56,4 le mois précédent. La confiance des ménages américains a retrouvé des couleurs sous l'effet du plan de relance fiscale mis en place par le gouvernement. Toutefois, il faut souligner que le niveau de confiance demeure faible. Les ménages américains restent tourmentés par la crise immobilière, l'inflation et l'évolution du chômage. La baisse persistante de la confiance des ménages depuis l'été dernier traduit une détérioration de l'économie américaine et devrait encore plus peser sur l'activité dans les mois à venir;
taux de chômage en hausse dans la zone euro et aux Etats-Unis : après une première estimation à 7,2 %, le taux de chômage a été revue à la hausse pour le mois de mai, à 7,3 %. En juin, il est resté stable par rapport à mai. Compte tenu de la dégradation de l'environnement économique dans la zone euro, le taux de chômage pourrait atteindre 7,7 % d'ici la fin de l'année. La hausse du chômage fournit un argument de pression des gourverments sur la BCE pour une baisse de ses taux d'intérêt. Elle constitue donc un facteur qui milite en faveur d'une baisse des taux.
Aux Etats-Unis, le taux de chômage est reparti à la hausse après s'être stabilisé en juin, à 5,7 % en juillet. Il se situe à son plus haut niveau depuis avril 2004. Le nombre de destruction d'emplois est estimé à 51 000, stable par rapport au mois de juin. Le marché du travail est secoué par la crise immobilière et n'a plus crée d'emplois depuis le début de l'année;
net repli de l'activité industrielle dans la zone euro en mai (- 1,9 %) : la production industrielle a fortement reculé de 1,9 % sur un mois dans la zone euro (contre + 1 % en avril) . Elle enregistre sa plus forte chute mensuelle depuis 16 ans (décembre 1992). Le secteur industriel français enregistre également une dégradation significative de son activité, en baisse de 2,6 % en mai contre une hausse de 1,5 % en avril. L'industrie est pénalisée par la flambée du prix du pétrole et le ralentissement de l'économie mondiale. Les enquêtes conjoncturelles suggèrent une poursuite de la chute de la production industrielle dans les prochains mois. Les analystes s'attendent à un fort ralentissement de la croissance au deuxième trimestre 2008 et estiment la croissance française à 1,7 % pour 2008. Le secteur industriel des autres pays, moteur de la zone euro, est également affecté. La production industrielle a chuté de 2,7 % en Allemagne, de 2,6 % en Espagne et de 1,4 % en Italie. Ces mauvais chiffres confirment que le ralentissement économique s'accentue en Europe. Ce qui devrait décourager une nouvelle hausse des taux d'intérêt de la BCE dans les prochains mois;
le ralentissement de l'activité s'accentue dans la zone euro : les principaux indicateurs avancés d'activité montrent un essoufflement de l'économie de la zone. En juillet 2008, l'indicateur du climat économique s'incrit à 89,5 contre 94,8 en juin, marquant une nette détérioration de la confiance dans la zone . L'indice PMI, indiquant l'évolution de l'activité et celle de la confiance des entreprises dans la zone euro, est resté sous le seuil de 50. Il s'inscrit à 47,4 en juillet 2008 contre 49,2 en juin, annonçant ainsi une contraction de l'activité. Les ventes de détail ont diminué de 2,9 % sur un an dans la zone euro en avril et de 0,6 % sur un mois (contre -0,9 % en mars 2008). La croissance européenne est affectée par l'accélération de l'inflation, l'euro fort et la crise financière.
En France, le PMI pour les services s'incrit pour la première fois en cinq ans en dessous de 50, à 49,2 en juin 2008 contre 50,5 en mai. Le moral des industriels français a connu une chute soudaine en mai pour s'établir à son plus bas niveau depuis décembre 2005. En Allemagne, les commandes adressées au secteur manufacturier ont baissé de 1,8 % en avril contre -0,5 % le mois précédent. L'indice du sentiment économique allemand n'a jamais été aussi faible depuis 1991,à -63,9 en juillet 2008 contre -52,4 en juin. Le climat des affaires est également tombé à son plus bas niveau depuis septembre 2005, passant de 101,3 en juin à 97,5 en juillet. La modération de l'activité en Allemagne constitue un mauvais présage pour l'économie de la zone euro dont le pays est le principal moteur. Le ralentissement de l'activité se confirme également en Espagne avec un taux de chômage qui a progressé de 10,4 % au deuxième trimestre 2008 (contre 9,6 % au trimestre précédent), une accélération de l'inflation à 5 % et une chute des vente de détail de 5,3 % en juin 2008. Le repli de l'activité dans la zone euro devrait entraîner un statu quo de la politique monétaire de la BCE dans les prochains mois;
les performances des marchés boursiers : la bourse de Paris a clôturé la séance à 4 403 point le 13 août 2008. Le CAC 40 se situe toujours en dessous de sa performance de début d’année, en baisse de 20 % (5 550 points au 2 janvier 2008) et a perdu 21 % de sa valeur sur un an (5 569 points au 13 août 2007). Sur le long terme, le CAC 40 se situe à un niveau inférieur de 36 % par rapport à son niveau le plus élevé de 6 935 points en septembre 2000. Les marchés boursiers sont ébranlés par les inquiétudes liées à l'inflation et à la croissance européenne et américaine. Ceci incite les investisseurs à revenir vers les instruments de taux d’intérêt (obligations) en délaissant les marchés actions. Les taux d’intérêt sont ainsi influencés à la baisse. L’évolution des marchés boursiers constitue un facteur prédominant qui oriente les taux d’intérêt à la baisse;
resserrement des conditions du crédit en France et dans la zone euro : les difficultés de refinancement auxquelles font face les banques sur les marchés du crédit et monétaires les contraignent à revoir leur politique de distribution du crédit. Pour le deuxième trimestre consécutif, les enquêtes de la Banque de France et de la BCE (publiées le 9 mai 2008) font ressortir un resserrement assez marqué des conditions de crédit aux entreprises, avec pour conséquence une baisse de la demande de nouveaux crédit. Le durcissement des critères d'octroi de crédit aux entreprises combiné à la baisse de la demande des ménage et à l'appréciation de l'euro devrait conduire à un ralentissement de l'activité économique dans la zone euro. La BCE pourrait être amenée à baisser son taux directeur au second semestre 2008;
une conjoncture économique contrastée aux Etats-Unis : les données conjoncturelles récentes montrent un net ralentissement de l'activité aux Etats-Unis. Mais elle devrait moins se dégrader que prévu. Sur un mois, les ventes de détail ont faiblement progressé de 0,1 % en juin 2008 (contre + 1 % en mai 2008). Sur un an, elles ont connu une progession significative de 3,8 % en juin 2008. Hors automobiles, les ventes de détail ont progressé de 10,4 % sur un an (contre 7,8 % en mai).
L'offre se redresse légèrement, avec une production industrielle en hausse de 0,5 % en juin 2008 contre -0,2 % en mai 2008 (-3,1 % sur un an en juin contre - 2,7 % en mai). Il s'agit de la plus forte progression mensuelle depuis juillet 2007. L'activité dans le secteur non manufacturier s'est faiblement redressée en juillet 2008, s'inscrivant à 49,5 (contre 48,2 points en juin), mais demeure en dessous du seuil critique des 50 points. L'indice ISM montre cependant une légère amélioration du climat des affaires dans le secteur manufacturier, avec un indice s'établissant à 50,2 en juin 2008 contre à 49,6 points en mai. L'enquête de la Fed sur les conditions d'octroi du crédit par les banques montre que ces dernières continuaient à durcir l'offre de crédit de façon accentuée. Ce qui est de nature à faire peser sur l'économie des risques baissiers de plus en plus accrus. Après une baisse en mars et avril (respectivement -0,2 % et -1%), les commandes de biens durables sont restées stables en mai 2008. Sur un trimestre, elles ont baissé de 6,6 % en mai contre 4,7 % en avril. Ces chiffres laissent présager une activité économique en repli.
Pour le sixième mois consécutif, l'économie américaine affiche des suppressions d'emplois, signe d'un fort ralentissement économique. Le marché du travail s'est encore fortement dégradé en juin 2008 avec 62 0000 suppressions d'emplois contre 62 000 le mois dernier. Le taux de chômage est resté stable en juin 2008, à 5,5 % (au plus haut depuis 4 ans). L'annonce de statistiques économique légèrement moins graves que prévues et les perspectives d'inflation aux Etats-Unis sont de nature à inciter la Fed à poursuivre une pause dans sa politique monétaire jusqu'en fin d'année 2008;
le marché immobilier américain : il se trouve toujours en difficulté malgré des statistiques meilleures que prévues. Les ventes de logements neufs ont augmenté de 3,3 % en avril après un net repli de 11 % en mars 2008. Sur un an, les cessions de logement neufs ont baissé de 42 % en avril 2008 contre 38,2 % en mars 2008. Elles avaient atteint leur niveau le plus bas depuis 13 ans (février 1995) le mois dernier, à 509 000 unités en rythme annuel. Malgré un léger ralentissement de la chute des vente de logements anciens (- 1 % sur un mois en avril contre 1,8 % en mars), le marché se trouve toujours en crise (-17,5 % sur un an en avril contre -19,1 % en mars et 23,8 % en février). Les ventes de maisons en cours ont chuté de 1,9 % en février 2008 (- 1 % attendu) contre + 0,3 % en janvier. La construction se reste dans la tourmente. Sur un an, les mises en chantier ont régressé de 26,9 % en juin 2008 contre - 32 % en Mai 2008. Elles s'inscrivent à leur plus bas record de décembre 2008. Le nombre de permis de construire a baissé de 23,9 % en juin 2008 contre une baisse de 35,7 % le mois dernier. Les prix de l’immobilier ont globalement baissé de 15,8 % sur un an en mai 2008, soit la plus forte baisse depuis huit an. Les particuliers utilisent la valeur de leur bien immobilier comme source de financement pour leur consommation, et cette source de financement (à l’exception des lignes de crédit déjà accordées mais non utilisées) va être amenée à baisser. La baisse actuelle des prix de l’immobilier pénalise la consommation (qui représente environ 70 % de l’économie américaine). La valeur de l’immobilier joue également un rôle significatif dans la confiance des ménages américains, qui en sera affectée.La chute des prix va impacter encore plus le moral des ménages ainsi que leur richesse et leur solvabilité. Ils devront alors réduire leur dépenses pénalisant ainsi la consommation et la croissance. La confiance des constructeurs immobilier américain est égalemet très affectée. L'indice de confiance de la NAHB annoncé à 16 points en juillet contre 18 points le mois dernier, indique un recul encore plus marqué de la construction dans le futur. L'indice NAHB s'inscrit à son plus bas historique depuis janvier 1985;
| Nos prévisions de taux d’intérêt pour l’année 2008 |
Nous prévoyons que les taux d’intérêt à long terme devraient terminer l'année à 4,50 % environ. Trois facteurs nous conduisent à ces prévisions :
la pause adoptée par la Fed dans sa politique monétaire après plusieurs baisses des taux d'intérêt. Elle devrait poursuivre son statu quo monétaire d'ici la fin de l'année.
la fermeté de la Banque centrale européenne vis-à-vis de l'inflation dans la zone euro. La BCE ne devrait pas adopter une politique monétaire accomodante d'ici la fin de l'année. La BCE entend tout mettre en oeuvre pour ramener l'inflation à un niveau proche de sa cible (2 %).
les marchés boursiers ne devraient pas connaître de reprise sensible durant 2008 et restent soumis à des risques de volatilité. Les investisseurs continueront donc à privilégier les obligations.
| Les taux d’intérêt ont évolué de la manière suivante au 14 août 2008 |
le taux à 3 mois est resté stable sur une semaine, à 4,96 % au 14 août 2008. Il se situe à son plus haut point depuis le début de la crise financière (Août 2007);
le taux à 1 an est en léger repli sur une semaine, à 5,30 % au 14 août 2008 contre 5,31 % au 8 août 2008 . Il a atteint 5,44 % au 13 juin 2008, son plus haut niveau depuis le début de la crise financière (Août 2007);
le taux d’intérêt à long terme (OAT 10 ans) s'établit à 4,40 % au 14 août 2008 contre 4,43 %au 8 août 2008 . Il se situait à 4,45 % en début d'année 2008 et était monté jusqu’à 4,86 % au 3 juillet 2007;
On notera que les taux d’intérêt américains confirment leur tendance à la baisse
le taux d’intérêt à 10 ans s’établit à 3,91 % au 8 août 2008 contre 3,97 % au 1er août 2008,
le taux à 30 ans se situe à 4,55 % au 8 août 2008 contre 4,57 % au 1er août 2008,
On note que les taux d’intérêt à long terme aux Etats-Unis ont connu une baisse spectaculaire depuis quelques mois : en juin 2007, le taux à 10 ans se situait à 5,20 % et le taux à 30 ans se situait à 5,32 %, soit des baisses respectives de 1,29 % et de 0,75 %.
Comme pour les marchés financiers européens, ces baisses des taux à long terme sont liées à des perspectives de croissance économique beaucoup moins fortes, à la crise de liquidité des marchés interbancaires et à la mauvaise performance des marchés boursiers.
| Nos prévisions et conseils utiles : |
Les taux d'intérêt à long terme de la zone euro devraient rester bas jusqu’en fin d’année 2008. Ils pourraient monter progressivement, mais dans de faibles proportions en 2009, en raison de la politique monétaire de la BCE qui vise à combattre l’inflation et de la crise financière qui pousse les investisseurs à privilégier la sécurité des investissements à long terme.
Dans votre décision d’emprunt, trois remarques très importantes doivent être prises en compte :

on devrait continuer d'observer des taux d’intérêt de crédits immobiliers bas jusqu’en fin d’année 2008. Les taux d'intérêt devraient ainsi rester très favorables aux emprunteurs ; si vous choisissez un prêt à taux révisable, il est extrêmement important de prendre un taux capé (limité à la hausse) car la hausse actuelle des taux d'intérêt à court terme se répercutera mécaniquement à l'avenir sur les taux pratiqués. L’importante progression des taux d'intérêt à 1 an depuis le début de l’année 2006 (de 2,75 % à 4,60 %, soit une hausse de + 1,85 %) a déjà conduit à une très forte hausse des taux des prêts à taux révisable ;
 Si vous avez un prêt à taux révisable en cours, dont le taux est supérieur à 5,80 %, vous pouvez envisager de le racheter pour le convertir en taux fixe: il est possible en effet que les taux à court terme restent élevés pendant plus de deux ans et vous pourrez alors profiter de la sécurité d’un prêt à taux fixe pour votre budget.
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